
Le traumatisme survient lorsque les capacités d’adaptation de l’organisme sont dépassées par la violence d’un ou de plusieurs évènements.
Le trouble de stress post-traumatique peut se manifester après y avoir été exposé·e directement, en tant que témoin direct·e, de façon indirecte (ex. en apprenant que c’est arrivé à un·e proche) ou de manière répétée ou extrême à ses caractéristiques aversives (ex. sang, témoignages).

Les symptômes du trouble de stress post-traumatique peuvent être subdivisés en catégories: intrusions, évitement, altérations négatives de la cognition et de l'humeur, altérations de l'excitation et de la réactivité.
Le plus souvent, le patient présente des souvenirs fréquents et indésirables durant lesquels il revit l'événement déclenchant. Les cauchemars relatifs à l'événement sont fréquents.
Les états dissociatifs transitoires du réveil, dans lesquels les événements sont à nouveau vécus comme s'ils étaient en train de se produire (" flash-back ") sont beaucoup moins fréquents, poussant parfois les patients à réagir comme dans la situation d'origine (p. ex., des bruits assourdissants comme un feu d'artifice pourraient déclencher un flash-back sur une situation de combat, qui peut pousser le patient à chercher un abri ou à se prostrer afin de se protéger).
Le patient évite les stimuli associés au traumatisme et se sent souvent émotionnellement peu réactif avec une perte d'intérêt au cours de ses activités journalières.
Parfois, les symptômes représentent une continuation du trouble de stress aigu, ou bien ils peuvent se produire séparément et commencer jusqu'à 6 mois après le traumatisme.
Parfois, la pleine expression des symptômes est retardée, elle apparaît plusieurs mois ou même plusieurs années après l'événement traumatisant.
Le diagnostic est clinique et basé sur les critères du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition (DSM-5).
Pour répondre aux critères diagnostiques, les patients doivent avoir été exposés directement ou indirectement à un événement traumatique et avoir des symptômes de chacune des catégories suivantes pour une période ≥ 1 mois.Symptômes d'intrusion (≥ 1 des suivants):
Symptômes d'évitement (≥ 1 des suivants):
Effets négatifs sur les capacités intellectuelles et l'humeur (≥ 2 des suivants):
Une excitation et une réactivité altérée (≥ 2 de ce qui suit):